Fête du jour : Pélagie

Nos communes veulent vivre, pas être mise sous cloche !

Hier (mardi) a eu lieu dans les locaux de Communauté des Communes des Terres d’Apcher-Margeride-Aubrac une conférence des Maires initiée par le Pôle d’Equilibre Territorial (PETR). Petit rappel ce PETR regroupe 4 communautés des communes et représente 64 communes. 

Le premier défi peut être pour les nouveaux élus est d’apprendre à parler couramment le ZAN, de SRADDET, la  CDPENAF le SCoT, le PLU, le RNU etc.  

Préserver nos terres agricoles et naturelles est bien entendu une nécessité. Mais peut-on appliquer les mêmes contraintes partout, sans tenir suffisamment compte de la réalité des territoires ?

La Lozère compte à peine plus de 76 000 habitants et seulement 14,8 habitants au km². Dans un département aussi rural et aussi faiblement peuplé les élus considèrent que le ZAN  (Zéro artificicialisation nette en 2050) ne devrait pas s’appliquer de la même manière, voire que la Lozère devrait pouvoir en être exemptée. 

Car chez nous, le problème n’est pas celui d’une urbanisation galopante. Notre priorité c'est de réussir à accueillir de nouvelles familles, maintenir nos écoles, préserver nos services et permettre à nos artisans et entreprises de vivre et de se développer.

Nous en avons fait l’expérience très concrètement sur notre territoire. Il a fallu défendre devant la CDPENAF (Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles ou forestièrs) trois permis de construire, dont deux concernaient des artisans avec Julien OUSTRY et Sylvain POUDEVIGNE. Le troisième concernait une maison d’habitation au Grach. Derrière quelques mètres carrés de foncier, il y avait des projets professionnels, de l’activité économique et des personnes souhaitant continuer à vivre et travailler ici.

Le SCoT doit aujourd’hui organiser notre développement et intégrer les objectifs de sobriété foncière. Le projet stratégique doit exprimer notre ambition pour le territoire, avant sa traduction dans les PLU ou PLUi ; là où ils n’existent pas, le RNU continue d’encadrer les constructions.

Les élus défendent une approche véritablement adaptée à la ruralité : construire moins et mieux, réhabiliter le bâti existant et protéger les terres agricoles, oui. Mais empêcher quelques constructions indispensables à la vie de nos villages, non.

La Lozère n’a pas vocation à être mise sous cloche. La sobriété foncière ne doit jamais devenir l’immobilisme rural. A Peyre en Aubrac nous nous sommes lancés dans un PLU (Plan local d’Urbanisme) global puisque 5 communes appliquaient le RNU. Ce document sera très important car il définira parcelle par parcelle l’utilisation des sols et le développement de la commune. Il déterminer notamment les secteurs constructibles, agricoles et naturels.

Un vaste chantier pour les deux années à venir : local avec le PLU et élargi au territoire des 4 communautés des communes avec le SCoT.