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16 octobre 2010 à 7 h 38 (photo Michel Guiral)
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La comète Neowise photographiée par Sophie Rieutort

18/07/2020
La comète Neowise photographiée par Sophie Rieutort

C’est un cliché exceptionnel que nous vous proposons ce samedi. Il a été réalisé par Sophie Rieutort à 4 h 20 le lundi 13 juillet. Il s’agit de la comète Neowise visible jusqu’au 20 juillet. Selon la revue courrier international « ce corps céleste glacé ne reviendra pas dans le système solaire avant 6800 ans ». Donc une bonne raison pour en profiter.  Merci à Sophie Rieutort pour ce magnifique cliché.

Pour en savoir plus : 

BALLET COSMIQUE - Une "star" parmi les étoiles. Depuis plusieurs jours, une comète est visible à l’œil nu partout depuis l’Hexagone. Son nom ? Neowise. Un spectacle de toute beauté, qui ne se reproduira pas avant 6.800 ans. L'astrophysicien Anthony Salsi nous dit comment l’observer. 

17 juil. 12:02 - Matthieu DELACHARLERY

Depuis quelques jours, les chasseurs d’étoiles n’ont d’yeux que pour elle. Une boule gelée métamorphosée en multigeyser cosmique fait actuellement le show sous les "sun lights" de notre étoile. Une visite due aux hasards de la mécanique céleste et des rebondissements gravitationnels. Relique remontant à la formation du Système solaire, la comète "C/2020 F3" a été découverte en mars dernier par des astronomes, dans l’œil du télescope spatial américain Neowise, d’où son surnom !

Le passage dans nos cieux de cette bête cosmique à la crinière étincelante est un événement rare. La dernière fois qu'elle nous a rendu visite, c'était il y a environ 4.500 ans. Quant à savoir quand elle reviendra ? Peut-être dans 6.800 ans, difficile à prédire. Une chose est sûre, ce n'est pas vous qui la reverrez. En ce moment, ce corps inerte d’un diamètre d’environ 5 kilomètres, crachant plusieurs tonnes d'eau à la seconde et presque autant de poussières, se trouve à 0,8 unités astronomiques de notre planète, soit environ 120 millions de kilomètres. 

"Le fait qu'une comète de ce gabarit soit visible à l'œil nu est assez peu commun", confirme Anthony Salsi, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte-d’Azur. "Généralement, ces corps brûlent au moment de leur passage au plus proche du Soleil, il ne reste donc quasiment rien de la comète après cela. Mais lorsque le cœur d'une comète est assez grand et solide pour résister aux fortes radiations émises par notre étoile, celui-ci se réchauffe, son activité augmente, et sa luminosité croît subitement", explique ce spécialiste. La dernière en date visible à l'œil nu était la fameuse comète Hale-Bopp, en 1997.

Quand et où regarder dans le ciel ?

Depuis le 10 juillet, la comète Neowise est devenue circumpolaire, c'est à dire qu'elle est observable toute la nuit. Filant à la vitesse de 63,4 kilomètres par seconde, elle se trouve actuellement dans la constellation du Lynx, entre le Cocher et la Grande Ourse. "Pour l'apercevoir sous nos latitudes, il faut regarder en direction du nord-est. Elle n'est pas très loin de Vénus dans le ciel, on peut donc s'aider de celle-ci pour la repérer", conseille l'astrophysicien. Les moments à privilégier, où la comète est au plus haut dans le ciel, sont au crépuscule le soir (après 23 heures ) et à l'aube le matin (entre 4 heures et 5 heures). Un spectacle visible jusqu'à la fin du mois.

"Le mieux est de se lever de bonne heure, à l'aube, car elle reste visible plus longtemps qu'au crépuscule", précise Anthony Salsi. Pour l'observer dans les meilleures conditions possibles, il vaut mieux privilégier un endroit dépourvu au maximum de pollution lumineuse et de préférence en altitude. "La comète étant très basse sur l'horizon, à moins de 10° au dessus de celui-ci, il sera difficile voire impossible de l’apercevoir si une montagne ou des immeubles se trouvent autour de vous. Monter en altitude peut-être une solution. Le bord de mer aussi", poursuit l'astrophysicien, qui a immortalisé le passage de l'astre le 10 juillet dernier.

Que verra-t-on exactement ?

En levant les yeux, sous réserve bien sûr d'avoir un ciel bien dégagé et sans pollution lumineuse, il vous sera possible d'apercevoir à l’œil nu sa longue chevelure, une traînée de gaz et de particules glacées qui se détache du noyau sous l'action des vents solaires. Si vous disposez de jumelles, vous pourrez distinguer plus nettement sa queue de poussières, de couleur jaune-blanc, qui s'étend sur des millions de kilomètres. Ceux qui disposent d'un appareil photo doté d'un téléobjectif, pourront quant à eux distinguer sa deuxième queue, plus fine et de couleur bleue, qui est composée de gaz ionisé.