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29 septembre 2013 (Photo Michel Guiral)
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Lundi 4 février 2019
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Photo Primée "La France au Quotidien"
29 Octobre 2013 (photo Michel Guiral)
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St Sauveur de Peyre
16 octobre 2010 à 7 h 38 (photo Michel Guiral)
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Cérémonie du 11 août 2019 un document inédit sur cette funeste journée

13/08/2019
Cérémonie du 11 août 2019 un document inédit sur cette funeste journée

(de gauche à droite : Me ROUVEYRE, Me GALVIER, Gilbert FABRE)

Dimanche 11 août le neveu de Léon MARQUES,  Gilbert FABRE, fils de Léonie, soeur de Léon, a lu en début de cérémonie cet extrait de « Mémoire d’un maquisard » écrit par Vincent GINER. Après la cérémonie Gilbert FABRE nous a fait le récit de l'incroyable recherche de ce témoignage inédit. Gilbert FABRE réside à Gagnac sur Garonne (Haute-Garonne). Lorsque Gilbert FABRE continue de s'intéresser à cette journée du 11 août 1944 Vincent GINER est malheuresement décédé en 1999. Il recherche alors son épouse mais elle est également décédée. Une fille est bien en Suisse mais impossible de la retrouver. Une salle à Frontignan porte le nom de Vincent GINER qui était élu dans cette ville de l'Hérault. Gilbert FABRE se rend à la Mairie mais la quête d’informations ne progresse guère. Cependant très opiniatre Gilbert FABRE ne renonce pas. Un jour il « tombe sur un jeune qui faisait un remplacement pour l’été". C’est alors que l’on est proche du dénouement car ce jeune lui  dit « je peux vous rappeler il faut que je vérifie ». L’employé connait en effet quelqu’un qui pourrait le renseigner. Effectivement une dizaine de minutes plus tard Gilbert FABRE repart avec l’adresse de la fille de Vincent GINER avec qui il échangera par courrier pour obtenir cet extait de "Mémoires d'un maquisard".

Précision : Gilbert FABRE est informé ce mardi de la publication de ce récit. Si la copie de l'extrait est rigoureusement la même (faîte à partir de la photo du document" le récit de cette recherche a été rédigé à partir de quelques notes prises lors de notre entretien. Je compte sur lui pour, s'il l'estime nécessaire, compléter ou modifier ce texte. Michel GUIRAL

EXTRAIT DE « Mémoire d’un maquisard » de Vincent GINER

"Bien que dormant sur des bottes de paille nous ne nous plaignions pas, c’était déjà bien. 

Le 11 août, un groupe venait de terminer une embuscade entre Rieutord et Sains Amans, car un convoi allemand était annoncé, ce même groupe relevé par un autre. Le capitaine Yves, avec lequel j’étais venu en moto, je devais repartir avec lui, un camarade me dit « si ça ne te fait rien je prends Léon avec moi, tu rentres à pied avec les autres ».  ça devait être les dernières paroles qu’il m’a prononcées. Rentrés à ChAZEYROLETTES, pas de capitaine Yves, ni de Léon, nous ne devions pas les revoir vivants.

C’est après le pont de Fabrèges sur la Colagne, qu’ils se trouvèrent en face de la colonne allemande qui était attendue par un autre itinéraire, à quelques mètres de la ferme de la famille ROUSSET. D’après leur témoignage ,un déluge de feu s’abattit sur les deux malheureux, instinctivement la moto se jeta dans le pré en contrebas de la route. Léon Marques fut tué sur place, le capitaine, un gaillard de plus de 1m80, partit en courant à travers champ, puis se cacha dans les futaies entourant le champ. 

Nous pensions qu’il s’en était sorti. Le 12 août, pas de nouvelle, le 13 non plus, on pensait alors que blessé il se trouvait dans une ferme. Le 14 la décision est prise de partir en nombre et en éventail depuis le lieu de la fusillade, explorant une largeur de plus de 100 m, et c’est sur la petite colline, derrière les genêts que je l’aperçus le premier, son cadavre atrocement mutilé, surtout la tête, moment terrible, peu d’entre nous ont pu contenir leurs larmes.

Mais que s’est-il passé ? Nous supposons et pensons  que c’est la vérité : quand la colonne allemande a dût quitter les lieux, le capitaine masqué par la butte, a dû venir se rendre compte s’il pouvait apporter de l’aide à Léon, au moment où il a dû se découvrir, un side-car avec ses occupants restés sur place l’ont abattu. Il a dû néanmoins tirer sur les allemands, car des douilles de sa carabine américaine ont été retrouvées.

C’est ça le destin, Léon MARQUES n’aurait pas été blessé, je partirais avec Yves et nous aurions pu nous sauver tous les deux, car je courrais aussi vite que lui. C’est toujours ce que j’ai pensé, maintenant peut être je me trompe et je ne serais pas là, mais ça personne ne le sait.

Le 15 août, à 15 h, les honneurs leur furent rendus devant un demi millier de maquisards, au domaine du CROUZET, au château appartenant à Maître François DELMAS, lui même dans le maquis". 

                                  

Ce mercredi 14 août nous poursuivrons le reportage de cette journée du 11 août 2019 avec de nombreuses photos réalisée pendant le repas et l'implication de Patrick MARQUES dans la réussite de cette journée avec l'hommge à Roger ROCHER. Nous terminerons le 15 août avec Marie PELAT, 102 ans, que j'ai eu l'immense plaisir de rencontrer pendant une dizaine de minutes avant la cérémonie officielle avec mon ami Jacques TARDIEU, Maire de la commune déléguée de St Amans.